My current work in large-scale photography explores the transformation of the contemporary urban landscape. I take the viewer behind the fence and into the 'no trespassing' zones to expose an unintended aesthetic: I look at construction sites as impromptu stage-sets. My work re-contextualizes the urban construction site and views it as a transitory and accidental mise-en-scène, never intended as a work of art. I reveal the poetic nature of haphazard, unplanned installations. The placement of material within the frame is not pre-arranged. Most of us ignore this perspective and never see the ephemeral beauty right before our eyes.


The theatrical quality of my photographs suggests that actors are just beyond the edges of the image. A raw and fleeting aesthetic is revealed within this alien landscape. Here, we have an architectural statement of permanence in the face of impermanence, yet some images have a randomness that reveals a temporal feeling to the subject matter. The viewer has an opportunity to see a ‘work-in-progress’ of the traces of the city, before it disappears.

 
 

Mon projet photographique, présenté sur des supports de grande dimension, explore la transformation du paysage urbain actuel. A partir des barrières et autres palissades de protection des chantiers, je pose mon objectif afin de révéler au public, l'esthétique inattendue d'un décor improvisé. Mon travail vise à redécouvrir la construction urbaine sous une autre forme, celle d'une mise en scène transitoire, accidentelle ou la réalisation en directe d'une œuvre d'art qui s'ignore.

Je cherche ainsi à déceler la dimension poétique de ces installations fortuites dont la beauté éphémère reste pourtant invisible aux yeux du plus grand nombre. Mon objectif est le témoin d'une représentation théâtrale qui se joue juste là, cachée derrière les palissades. Une représentation qui s'improvise dans un espace totalement inattendu. Il s'agit aussi pour moi, de capter un état architectural transitoire pour en faire un état permanent d'expression artistique. Le public peut alors prendre conscience de l'existence de tout ce fourmillement, cet enchevêtrement de matières, de matériaux, de travail humain dont la dimension exceptionnelle n'a d'égale que l'ambition de l'homme de faire vivre une ville en constante évolution.
J'ai voulu retenir toutes les traces de cette gestation avant qu'elles ne disparaissent.